Selon le dernier Observatoire des produits d’épargne financière (OPEF), les supports en unités de compte (UC) des contrats d’assurance vie ont affiché en 2025 un rendement moyen de 4,7 %, contre 2,6 % pour les fonds en euros. Un écart significatif, qui confirme une tendance lourde : pour espérer mieux rémunérer son capital, il devient nécessaire d’accepter davantage de risque et de s’exposer aux marchés financiers.
Derrière cette statistique se cachent des réalités très différentes selon les supports (actions, immobilier, gestion pilotée…) et des enjeux majeurs pour votre stratégie patrimoniale. Faut-il pour autant délaisser les fonds en euros ? Comment tirer parti des UC tout en maîtrisant la volatilité ?
Unités de compte vs fonds en euros : ce que montrent les chiffres 2025
Une surperformance globale des UC… mais très contrastée
En 2025, les UC ont généré en moyenne 4,7 % de performance, soit près du double des fonds en euros (2,6 %). Cette différence reflète la nature même de ces supports :
- Les fonds en euros offrent une garantie en capital, avec une rémunération principalement tirée des marchés obligataires. Dans un environnement de taux encore contenus et de contraintes réglementaires fortes, leur potentiel de rendement reste limité.
- Les unités de compte sont investies en actifs de marché (actions, obligations, fonds diversifiés, immobilier, etc.) sans garantie en capital, ce qui leur permet de mieux capter les phases de hausse… mais aussi d’encaisser les baisses.
Au sein des UC, les écarts sont importants :
- Fonds actions : performance moyenne d’environ 8,05 % en 2025, en ligne avec la bonne tenue des marchés boursiers. Sur longue période, les actions demeurent la classe d’actifs la plus performante, au prix d’une volatilité plus élevée.
- Supports immobiliers : recul moyen d’environ –2,93 %, dans un contexte toujours tendu pour l’immobilier (hausse des taux, ajustement des valorisations, difficultés de certains segments).
Ces chiffres confirment qu’il n’existe pas « une » unité de compte, mais une multitude de supports, chacun avec son profil rendement/risque. La clé n’est donc pas seulement de passer en UC, mais de choisir et d’assembler les bons moteurs de performance.
Des frais globalement stables mais à surveiller
L’OPEF souligne également une relative stabilité des frais de gestion en 2025 :
- Fonds en euros : environ 0,67 % de frais de gestion annuels.
- UC en gestion libre : environ 0,80 %.
- Contrats en gestion pilotée : environ 1,08 %.
La gestion pilotée coûte donc plus cher, mais elle apporte un accompagnement professionnel et un ajustement automatique de l’allocation. Le choix entre gestion libre et pilotée doit se faire en fonction de votre appétence au risque, de votre disponibilité et de votre niveau de connaissance des marchés.
Quels impacts pour votre stratégie patrimoniale ?
Fonds en euros : un socle de sécurité, mais plus un moteur de performance
Les fonds en euros conservent de réels atouts : garantie en capital, rendement connu a posteriori, absence de volatilité apparente. Ils restent adaptés pour :
- constituer une réserve de sécurité ou de précaution au sein du contrat ;
- accueillir une partie du patrimoine des profils très prudents ;
- préparer des projets à horizon proche (1 à 3 ans), où la protection du capital prime sur la performance.
En revanche, la faiblesse structurelle des rendements rend les fonds en euros moins adaptés pour des objectifs de long terme (retraite, transmission, constitution de capital pour les enfants), surtout dans un contexte d’inflation qui érode le pouvoir d’achat réel de l’épargne.
Unités de compte : un passage quasi incontournable pour le long terme
Pour les horizons d’investissement plus longs (8, 10, 15 ans et plus), l’exposition aux UC devient difficile à éviter si l’on souhaite :
- espérer une performance supérieure à celle des placements garantis ;
- protéger son patrimoine de l’inflation sur la durée ;
- préparer des projets ambitieux (retraite complémentaire, transmission optimisée, diversification du patrimoine).
La question n’est donc plus « UC ou pas UC ? », mais plutôt : quelle proportion d’UC, sur quels types de supports, et avec quel rythme d’investissement ?
C’est là que la construction d’une allocation sur mesure est déterminante : équilibre entre actions, obligataires, fonds flexibles, immobilier coté ou non, thématiques spécifiques… et arbitrages progressifs au fil du temps.
Comment Liberty'Pat vous aide à trouver le bon équilibre
1. Définir votre profil de risque et vos horizons
Avant de toucher à la répartition entre fonds en euros et unités de compte, Liberty'Pat commence par un diagnostic complet : situation patrimoniale, objectifs (retraite, transmission, revenus complémentaires), horizon de placement, tolérance au risque, besoins de liquidité.
Cette étape permet de déterminer un profil d’investisseur cohérent avec votre réalité, et non seulement avec une case « prudent / équilibré / dynamique » cochée sur un questionnaire standard.
2. Construire une allocation diversifiée et évolutive
Sur cette base, Liberty'Pat vous aide à :
- définir une clé de répartition entre fonds en euros et UC adaptée à chaque contrat ;
- sélectionner des supports de qualité (fonds actions, obligations, flexibles, thématiques, etc.), en tenant compte du couple rendement/risque et des frais associés ;
- intégrer ou non des supports immobiliers, en restant sélectif dans un contexte encore délicat pour ce marché ;
- mettre en place, si pertinent, des versements programmés pour lisser l’entrée sur les marchés.
L’objectif n’est pas de « tout miser » sur les UC parce qu’elles ont surperformé en 2025, mais de bâtir une stratégie robuste, capable de traverser des années favorables comme des phases de correction.
3. Suivre et ajuster dans la durée
Une allocation patrimoniale efficace n’est jamais figée. Les marchés évoluent, tout comme votre situation personnelle (changement professionnel, projet immobilier, succession, retraite…).
Liberty'Pat vous accompagne dans le suivi régulier de vos contrats d’assurance vie :
- analyse périodique des performances des supports ;
- ajustements entre fonds en euros et UC en fonction du contexte et de vos projets ;
- réflexion globale sur la place de l’assurance vie dans l’ensemble de votre patrimoine (PEA, immobilier, épargne salariale, etc.).
En conclusion : tirer parti des UC sans renoncer à la prudence
La nette surperformance des unités de compte par rapport aux fonds en euros en 2025 confirme une dynamique déjà à l’œuvre : dans un environnement de taux modérés et d’inflation persistante, la recherche de rendement passe de plus en plus par l’acceptation d’un certain niveau de risque.
Pour autant, il ne s’agit pas d’opposer sécurité et performance, mais de combiner intelligemment fonds en euros et UC en fonction de votre horizon, de vos objectifs et de votre profil. C’est précisément ce que permet un accompagnement patrimonial structuré.
En tant que plateforme de conseil indépendant, Liberty'Pat aide ses clients à définir cette stratégie, à sélectionner les bons supports et à ajuster leur allocation dans le temps. Une façon de profiter du potentiel des marchés financiers, tout en gardant la maîtrise des risques au cœur de la démarche patrimoniale.
